Cattenom : Greenpeace alerte sur la sûreté du réacteur n° 1

23 octobre 2026

© Greenpeace Luxembourg
© Greenpeace Luxembourg

Alors que le réacteur n° 1 de la centrale nucléaire de Cattenom s'apprête à fêter ses 40 ans, Greenpeace Luxembourg publie une étude qui soulève plusieurs inquiétudes concernant sa sécurité. L'organisation estime que les travaux prévus ne suffiront pas à corriger toutes les faiblesses de l'installation.

Le réacteur n° 1 de Cattenom peut-il continuer à fonctionner après 40 ans ? Dans une étude publiée cette semaine, Greenpeace Luxembourg remet en question la poursuite de son exploitation. Réalisée par la physicienne allemande Oda Becker, cette analyse s'appuie notamment sur les rapports d'inspection des autorités françaises et sur les incidents signalés ces dernières années.

Selon l'étude, le vieillissement des installations et certaines faiblesses liées à leur conception posent problème. Greenpeace évoque notamment la résistance aux séismes, les risques d'inondation et la protection contre d'éventuelles attaques extérieures.

Des problèmes relevés lors de contrôles

Le rapport revient également sur plusieurs anomalies constatées lors d'inspections officielles. En 2025, des travaux de maintenance avaient notamment été réalisés simultanément sur deux systèmes de sécurité censés pouvoir prendre le relais l'un de l'autre en cas de défaillance.

Autre exemple : un dispositif installé pour protéger le site contre les intrusions risquait d'aggraver les conséquences d'une inondation. Ce problème a depuis été corrigé.

Pour Greenpeace, ces situations illustrent les difficultés rencontrées pour moderniser une centrale conçue il y a plusieurs décennies. L'organisation estime que certaines faiblesses ne pourront pas être entièrement corrigées.

Que va-t-il se passer en 2027 ?

Début 2027, le réacteur n° 1 doit être arrêté pendant environ six mois pour sa quatrième visite décennale. Cette opération permettra à EDF de réaliser des contrôles approfondis et des travaux destinés à améliorer la sécurité de l'installation.

En France, un réacteur nucléaire ne doit toutefois pas automatiquement fermer après 40 ans. La poursuite de son fonctionnement dépend notamment des exigences fixées par l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR).

© Anaïs Hector / Greenpeace

Mais pour Greenpeace Luxembourg, la position est claire. « Le réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Cattenom ne doit pas être exploité au-delà des 40 ans initialement prévus tant que des lacunes fondamentales en matière de sûreté subsistent et que les travaux de mise à niveau nécessaires ne sont pas achevés », affirme Roger Spautz, de Greenpeace Luxembourg.

L'organisation appelle également les pays voisins à suivre ce dossier de près, en raison des conséquences qu'un éventuel accident pourrait avoir au-delà des frontières françaises.

« La protection de la population doit primer sur la poursuite de l’exploitation d’une centrale nucléaire vieillissante », conclut Roger Spautz.

L'organisation a donc lancé une pétition pour demander l'arrêt du réacteur n° 1 après 40 ans de fonctionnement et la planification de la fermeture de la centrale. Les personnes souhaitant soutenir cette démarche peuvent consulter et signer la pétition de Greenpeace Luxembourg.

Mise à jour le 23 octobre 2026

0 Commentaires

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.

Laisser un commentaire
ou

Me géolocaliser

In enim justo, rhoncus ut, imperdiet a, venenatis vitae, justo. Nullam dictum felis eu pede mollis pretium. Nam eget dui. Etiam rhoncus. Maecenas tempus, tellus eget condimentum rhoncus, sem quam semper libero, sit amet adipiscing sem neque

Rechercher

Retrouvez un article en tapant un mot présent dans son titre ou son contenu, les résultats s'affichent au fur et à mesure de votre saisie.

Aucun article ne correspond à votre recherche.